Vous avez arrêté pendant six mois, deux ans, ou depuis toujours. La tentation, quand on reprend, c’est de tout donner la première semaine pour « rattraper ». C’est exactement ce qui fait abandonner à la troisième.

Commencer plus bas que ce que vous pensez pouvoir faire

Le corps qui reprend n’a pas oublié, mais il a désappris. Les tendons et les articulations mettent plus de temps à se réadapter que le cœur ou les muscles. Une séance qui vous laisse courbaturée trois jours n’est pas un bon signe, c’est un signe que la dose était trop forte.

Un bon point de départ : deux séances de 20 à 25 minutes par semaine, à jours fixes, à une intensité où vous pouvez encore parler. Pendant deux semaines, on ne cherche rien d’autre que la régularité.

Choisir des jours, pas des envies

La régularité ne vient pas de la motivation, elle vient du calendrier. Bloquez deux créneaux comme un rendez-vous chez le médecin. Si vous ratez l’un, vous ne « compensez » pas le lendemain : vous reprenez simplement au prochain créneau.

Ce que je regarde en premier

Quand une femme reprend avec moi, je ne regarde pas ses performances. Je regarde son sommeil, son niveau de fatigue, l’organisation de ses journées et le temps qu’elle a réellement. C’est là que se joue la reprise, bien plus que dans le choix des exercices.

Une routine qui tient est une routine que vous pouvez faire une mauvaise semaine.

Les signaux qui disent de ralentir

Douleur articulaire qui persiste après la séance, fatigue qui ne passe pas, sommeil dégradé : ce sont des raisons d’alléger, pas de forcer. Si vous reprenez après une grossesse, une blessure ou une maladie, l’accord de votre médecin ou sage-femme vient avant la première séance.